Midi poésie

Détail de l’événement

jeu

21

mai
Midi poésie
dramaturgie du bègue
théâtre du scratching
Michael Disanka
Raïssa Yowali
KVS
Kunstenfestivaldesarts

La poésie au cœur de la dramaturgie du bègue, le théâtre du scratching de Michael Disanka | Raïssa Yowali

Midi poésie
KVS BOX
(Quai aux Pierres de Taille 9, 1000 Bruxelles)
12h40

Tarifs individuels:
Petit prix : 8€
Prix standard : 10€
Prix soutien : 15€
Tickets Article 27 acceptés.

Tarifs de groupe:
Scolaires: 5€ par élève, gratuit pour les accompagnant·es
ASBL: gratuit
Pour inscrire un groupe, envoyez un mail à simeon.martinel@midisdelapoesie.be

La poésie au cœur de la dramaturgie du bègue, le théâtre du scratching de Michael Disanka | Raïssa Yowali

Réservation

Une rencontre modérée par Raïssa Yowali

Dans son travail d’écriture scénique, Michael Disanka fait appel à une forme de dramaturgie très personnelle, qu’il appelle lui-même le «scratching». Pour ce faire, il s’est inspiré des techniques de respiration qu’il a apprises en tant que bègue. À l’occasion d’un midi poésie au KVS, l’autrice et performeuse Raïssa Yowali initie une conversation autour de cette voix artistique singulière.

En lien avec le spectacle Je suis l'acteur de la poésie de ma mère de Michael Disanka, présenté au KVS du 14 au 17 mai, dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts.

Durée

1 heure

Michael Disanka

Je suis comédien, metteur en scène et auteur. J’évolue dans le domaine du théâtre entre les villes de Mbanza Ngungu et Kinshasa en RDC, pays multiple, schizophrène, pays de frictions, de collages, de frottements, pays cabossé, comme mon théâtre, un théâtre du scratching, théâtre politique nourri de ces villes, théâtre de l’intime né de mon bégaiement. Un théâtre que je définis comme "un exercice de vérité dans le dire et dans le faire".
Détenteur d’un diplôme d’art dramatique à l’Institut National des Arts de Kinshasa en 2011, je décide d'explorer d’autres territoires, en créant avec Christiana Tabaro le Collectif d’Art-d’Art. En 2012, je débute ma collaboration avec le KVS et je rencontre le dramaturge Congolais Dieudonné Niangouna avec qui je participe à plusieurs festivals notamment Connexion Kin 2012, Mantsina sur scène 2012 (Brazzaville), Connexion Kin 2013 et Theaterformen 2013 (Hanovre). En 2015 débute mon dialogue avec Faustin Linyekula.
Depuis quelques années, je travaille sur mes propres textes notamment dans le projet "Diseurs de textes", un projet des spectacles-lectures. Avec 00243 (2015), j’explore un langage qui serait au-delà de la langue. Mon écriture devient ce cri existentiel qui scande la vie au-delà de la vie.
Le texte 31 mai 2012 et La Poupoupète ont été mis en scène par Dieudonné Niangouna en 2012.
En parallèle avec l’écriture, j’ai engagé des dialogues avec des artistes de différentes disciplines : Christiana Tabaro, Faustin Linyekula, Laetitia Ajanohun, Adeline Rosenstein. En 2017, je suis lauréat de la bourse Pro Helvetia pour participer à un séminaire de jeunes professionnels en Avignon.
Depuis 2016, je crée avec le Collectif d’Art-d’Art, une trilogie autour de nos histoires personnelles, mais témoignant aussi de la condition des artistes vivant et travaillant en RDC et de l'histoire bouleversée du Congo. La première partie Sept Mouvements Congo prix SACD au Festival Impatience 2020 a été présentée pour la première fois fin 2018 au KVS à Bruxelles, avec le soutien du NTGent et de Connexion KZW. Le second volet Géométrie de vies, coproduit avec les Studios Kabako, Kaserne Basel, Les Bancs public, a été présenté à Marseille au festival Les rencontres à l’échelle en juin 2022 et au Recréatrales en octobre 2022, puis à Brazzaville, en RDC et au Burundi avec le soutien de l’Institut Français. Neci Padiri, créée au KVS en mars 2023, a reçu le prix de la dramaturgie à la 30e édition du Festival International de Théâtre expérimental du Caire, puis présentée au Festival Dream City à Tunis en automne 2023 et dans la zone SADC 2024. En collaboration avec Christiana Tabaro, nous avons créé Trace… au Festival d’Avignon 2024. Ma prochaine création, Je suis l’acteur de la poésie de ma mère, sera créée au KVS en printemps 2026.

Photo © Kally Tshileo

Raïssa Yowali

Raïssa Yowali est une poétesse et interprète belgo-congolaise née à Bruxelles. Elle auto-édite son premier recueil D’aussi longtemps que je me souvienne, je me suis pensée au masculin pour embrasser les filles (Prix Fintro et Prix du public 2024 en littérature francophone) et collabore à plusieurs autres (Selfies, On ne s’excuse de rien Tome II, En lettres noires, (Grands)-mères en lumière). Elle joue sous la houlette de Joëlle Sambi dans Koko Slam Gang au Théâtre National de Bruxelles et à l’Espace Magh puis s’envole pour un stage de dramaturgie à Kinshasa auprès de la compagnie Théâtre du Fleuve (David Ilunga et Tinah Way). Elle imagine des formes courtes comme sa performance, L’Accident, présentée deux fois à la Maison Poème ou encore, Smog, dont des étapes de travail ont été jouées dans le cadre du Fame festival sur invitation de Valérie Cordy pour états du Monde et au Jacques Franck, sous invitation de Julie Lombe.
En parallèle, elle est journaliste culture, prend plaisir à découvrir les œuvres théâtrales et cinématographiques mais surtout à discuter avec les artistes de leur processus créatif, de leur rapport à l’art et au monde. Elle fait partie de la Salve (projet de Critique à la Bellone) et collabore avec différents magazines (Surimpressions et La Pointe) et collectifs (La Verrière). Elle est également dramaturge et co-programmatrice un festival de films queers bruxellois, le Pinkscreens.

Photo © Margot Briand