Midi poésie

Détail du projet

Mots à délivrer

(Depuis 2025)

A partir de décembre 2025 et jusqu’en avril 2026, les Midis poésie portent les ateliers “Mots à délivrer”, un cycle de 9 ateliers slam dans une classe de 1° secondaire de l’Institut Dominique Pire. A travers ce projet, nous proposons un cheminement du spectateur/lecteur à l’artiste. Il s’agit d’ouvrir des espaces d’expression pour les élèves à partir de leurs propres expériences, mais aussi de textes découverts lors d’une soirée de lectures performées avec Marie Darah. A partir des outils du slam et de l’écriture poétique de Marie Darah et de Siméon Martinel, les élèves sont invité.es à se dire en mots. Une opportunité pour en apprendre plus sur soi et les autres, pour mesurer le pouvoir des mots et pour poser les bases de la création artistique. Ce projet a démarré en décembre 2025 et donnera lieu à une matinée slam au Centre culturel Bruegel, où les textes écrits par les élèves seront lus au micro, dans de vraies conditions de spectacle.

A travers ce projet, nous souhaitons atteindre plusieurs objectifs : 

- Une familiarisation avec la culture et les arts, à la fois comme spectateurice et comme artiste. Nous pensons le lien entre ces 2 positions comme une continuité plutôt que comme une opposition. Bien souvent, on devient spectateur en ayant soi-même expérimenté la création (l’inverse aussi peut être vrai).

- La valorisation et le développement de la confiance en soi à travers l’écriture. Le slam en particulier est un exercice dédié à l’expression, à l’affirmation et la délivrance d’un message clair devant un public. Les élèves seront accompagné.es dans cette trajectoire, par des outils ludiques.

- Un décloisonnement de la lecture et de l’écriture, en les connectant à soi, en en faisant quelque chose de concret, tangible, pas au-dessus de soi mais avec soi. Surtout, créer sa propre littérature en écrivant ses textes, en affirmant, aussi, ce qui nous touche et ce qui nous tient à distance.

- L’ouverture d’espaces de parole et un mieux vivre ensemble, en se plongeant dans une aventure collective et en se livrant à des activités nouvelles, dans un contexte nouveau, avec l’objectif d’un spectacle ouvert au public. 

De la même manière, nous souhaitons atteindre plusieurs résultats avec ce projet : 

- La possibilité que les élèves, spontanément, expriment l’envie d’aller voir des spectacles, et mobiliser eux-mêmes les adultes de leur environnement (parents, enseignant.es) autour de cette activité. Qu’un lien se crée entre élèves et artistes. 

- L’affirmation de soi, notamment des élèves les plus timides. Une légitimité à dire ce qu’on ressent, ce qu’on pense, ce qu’on a sur le coeur. Et plus largement lutter contre le harcèlement scolaire et pour le bien-être des jeunes générations.

- Un goût pour les littératures, sans hiérarchie (littérature orale et écrite), plus de curiosité pour la langue française (et les autres langues), dans le cadre de l’école ou non. Avoir compris que maîtriser une langue permet de transformer le monde autour de soi. 

- Une plus grande empathie, de la compréhension entre chaque élève, l’acceptation des différences même les plus marquées. La capacité à dialoguer plutôt qu’à être en conflit. 

Image © Milena Lanzmann

© Christelle Anceau

Marie Darah est acteurice, auteurice, slameu-reuse, atelieriste socioculturel·le. Poète fluide et respectant le vivant. Écrit en narguant les frontières et les genres. Champion·ne de Belgique et d’Europe de Slam en 2021, iel a édité chez Maelström Depuis que tu n’as pas tiré, récit entre conte et slam. Auquel iel a donné corps et voix au Rideau de Bruxelles. Sous le Noir du Tarmac paraît en 2022 chez le même éditeur, puis Meutes aux éditions des Midis poésie, en 2024.

Iel s’interroge sur le monde qui l’entoure. Dans ses activités sociales, à l’écologie, des fantasmes aux fantômes, en pensant par l’essence de vivre. Iel explore une Belgique au carrefour des humanités. Reflet d’une Europe inflexible, d’un occident coupable, qui se voile la responsabilité. Et pourtant, on s’aime à travers tout cela.

Détestant les cours de littérature, Siméon Martinel a cédé au chant des sirènes par le théâtre. Sa démarche en ateliers et en médiation se résume en quelques questions : Comment passe-t-on de la voix au papier, et inversement ? Comment faire dialoguer les personnes, les mots, et les créations ?

Ce projet est soutenu par la COCOF dans le cadre de l'appel à projets "La culture a de la classe"